Premier jour à Calcutta ! Je sais que vous mourrez d’envie de savoir ce que j’ai fait depuis que j’ai atterri hier soir à Calcutta. Alors voilà quelques grandes lignes pour votre curiosité.

Commençons par le début, c’est à dire l’atterrisage à Calcutta : en sortant de l’avion, il fait lourd (25°C mais le taux d’humidité doit être pesant), on le sent tout de suite mais avec de la chance je suis arrivé à un moment où il ne pleuvait pas (alors que c’est la mousson). A la sortie de l’avion, et avant de pouvoir récupérer ses bagages, on a le droit à un accueil assez original : deux tables avec des gens portant le masque derrière, des médecins et des employés de l’aéroport qui nous indiquent d’avancer pour vérifier rapidement si nous comportons des risques (oui vous savez, le truc qu’on appelle grippe A). Heureusement pour moi, la France n’était pas sur la blacklist (mais l’Espagne ou l’Allemagne si), donc je suis passé très facilement après un rapide contrôle de température. Mais à côté de moi, tout le monde commençait à s’agiter car les contrôles prenaient trop de temps, il était 19h30 et les voyageurs avaient sûrement envie de retrouver leurs familles.

Passé ce petit barrage, la douane prend le relais, on regarde mon passeport et mon visa et l’employé me laisse rapidement passer. Direction la salle des bagages pour récupérer le sac. Je me prépare ensuite à enfin pouvoir sortir et respirer l’air libre.

Erreur ! En sortant, je découvre la pollution et le climat humide qui règne à Calcutta en ce moment. Mon chauffeur est là, je peux monter dans la voiture : direction le campus. Passé les 5 premières minutes où toutes les odeurs me sautent littéralement à la figure, je commence à apprécier le petit courant d’air qui se fait lorsque la voiture roule. Mais j’ai également tout de suite sous mes yeux les quartiers de la banlieue de Calcutta : très pauvres, avec des déchets sur les trottoirs, mélangés à la boue à cause de la pluie constante. Une image marquante, mais je m’attendais à cela (en moins pire bien sûr, car on sous estime toujours la pauvreté).

Revenons à notre voiture : elle roule ! A gauche (vestige de l’Empire colonial) et à pleine vitesse, avec le klaxon comme seul moyen d’avertir la voiture devant vous que vous allez la doubler. La raison est simple : il y a très peu de voitures qui possèdent des rétroviseurs extérieurs (cause ou effet, je ne sais pas) donc pour éviter de surprendre, on klaxonne. Au début on se dit que notre conducteur est un vrai chauffard, mais on comprend très vite qu’il fait comme tout le monde. Et on n’y fait plus attention (sauf si le klaxon est trop fort!).

Pour circuler, c’est souvent la loi du plus gros qui s’applique : la voiture passe devant le rickshaw en force, qui est par contre prise de court par les bus et camions qui n’hésitent pas à forcer pour s’insérer dans le trafic. Et à côté de ça, les piétons se faufilent entre les voitures au moindre ralentissement, même si à certains points il y a des policiers pour gérer les passages piétons et les feux. On peut donc dire qu’à première vue c’est le bordel, mais c’est un bordel organisé !

Ensuite, je ne vais pas vous parler de la partie logistique (chambre et autres) sur le campus, mais on va dire qu’on est bien servi si on n’est pas trop exigeant (oubliez l’eau chaude pour la douche par exemple).

Pour la cuisine, je commence petit à petit à m’habituer aux plats épicés, et je pense que d’ici une semaine je ne verrais plus la différence. Pas de tourista en vue, je croise les doigts.

Voilà donc pour mon premier point sur la vie en Inde, il est encore un peu tôt pour en dire plus, mais j’ai hâte de commencer les cours et de partir pour mon premier weekend backpacking (Darjeeling je pense). Demain samedi, j’irais à Calcutta avec mon parfait guide de petit touriste pour visiter les monuments et aller aux bons endroits.

D’ici là, portez vous bien !