Streets of Pondichery

Après avoir pris le bus de Mamallapuram, nous sommes arrivés à Pondichéry. J’avais beaucoup entendu parler de cette ville en étant au lycée, car c’est de là que venaient les premiers sujets du bac de l’année (Pondichéry ayant un lycée français qui passe le bac plus tôt qu’en France), et cela m’a fait bizarre d’y mettre enfin les pieds.

A l’arrivée, rien ne fait penser à la France car la gare routière se trouve dans le quartier indien, à l’ouest de la partie française. Il nous faudra marcher 20 bonnes minutes avec nos sacs bien lourds en cherchant l’ombre pour arriver au quartier français. Après avoir trouvé une guesthouse (merci à Benoît, notre nouvel ami français rencontré à Mamallapuram, qui nous a indiqué sa guesthouse où il restait une chambre), direction le centre pour aller se prendre un goûter inédit : pain au chocolat et quiche veg (aux légumes) dans une des deux boulangeries de la ville.

Pondichery harbour

Ma première rencontre avec Pondichéry aura donc été gastronomique (si on peut dire, la boulangerie était bien loin de nos standards hexagonaux), puis nous avons continué dans la lancée avec un pique-nique improvisé en bord de mer : fromage bien français acheté dans un supermarché sur une bonne tranche de pain ! C’était délicieux, de quoi me rappeler d’où je viens.

A good carrier rickshaw

Le lendemain, une balade en ville s’impose : petit tour sur la Promenade face au Golfe du Bengale, on discute avec quelques pêcheurs qui nous proposent de nous emmener le lendemain matin pour aller pêcher en mer. L’idée nous botte, on valide, mais le lendemain matin, à 4h du matin, on avait oublié que la porte de l’hôtel est verrouillée durant la nuit, donc la sortie matinale a été annulée…

Fisherman harbour

Pour l’après-midi, nous décidons de jouer les vrais touristes en prenant un “sight seeing” qui fait le tour de la ville. Pas énormément de choses à voir en ville hormis l’église du Sacré Coeur, très belle, puis nous continuons en direction d’Auroville.

Sacred Heart Church - Inside

Auroville (la cité de l’Aurore) est une ville un peu spéciale mais qui a une renommée mondiale certaine. Cette ville, créée par Mirra Alfassa (plus connue sous le nom de La Mère), est un lieu de vie communautaire universel, où les hommes et les femmes “apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités”. J’avais vu un reportage en France sur cette ville, et cela fait bizarre de se retrouver en face du Matra Mandir, un gigantesque globe dorée abritant une salle de méditation aux murs de marbre blanc qui abrite le supposé plus gros cristal du monde (70 cm de diamètre).

Auroville - le Matra Mandir

Malheureusement, la visite est courte et nous n’avons accès qu’à une infime partie de la ville, réservée bien sûr aux touristes. Pour rencontrer les habitants de la ville, il est conseillé de venir là-bas pour plusieurs jours, dormir sur place dans des guesthouses et participer à la vie quotidienne.

En plein travail

La plage nous tendra ensuite les bras, avec ses pêcheurs qui font sécher le poisson sur le sable. On passera la soirée dans un restaurant qui sert de la cuisine française, avec quelques bières, le rêve.

Le lendemain matin, j’en profite pour aller me promener seul en ville, et prendre pas mal de photos (bien sûr). Je me retrouverais même nez à nez avec un éléphant (l’éléphant sacré du temple de Manakula Vinayagar) et je me fais bénir (ou adouber) par ce dernier.

L'enfant et l'éléphant

Après un petit repas, direction la location de vélo pour tenter une expérience assez périlleuse : conduire en Inde. Le vélo loué, nous sommes partis pour longer la côte en direction de la plage, qui se trouve à quelques kilomètres au nord de la ville. En prenant les petites routes (pour éviter la grosse nationale où la circulation est infernale), nous passons par des petits villages charmants, où les enfants jouent dans la rue et nous regardent passer, les yeux grands ouverts. Mais à force d’avancer, nous nous perdons et il faut faire demi tour pour aller récupérer cette fameuse route. On sert à gauche et on s’écarte quand un camion klaxonne derrière, de peur de se faire emboutir. Au final, plage + vélo aura été un très bon mélange, de quoi faire un peu de sport.

Kids of Pondicherry

Le soir, c’est la fête à Pondichéry : et oui, nous sommes tombés le weekend du World Tourism Day 2009. L’action se passe donc dans la rue, et nous mangeons des noodles très très très épicées. Au programme du soir, un discours dans la langue locale qui durera longtemps, très longtemps, puis un spectacle de danse indienne nous attend. Je suis au premier rang et j’apprécie. Mais le clou du spectacle sera le groupe qui suit : un groupe de musique de Côte d’Ivoire (rempli d’étudiants de Bangalore) qui nous chante Aïcha et du Zouk. Les indiens n’ont pas l’air d’aimer, surtout que le responsable sono de la soirée ne sait pas faire son boulot (il a massacré leur chanson à cause de micros mal réglés).

Voilà deux jours que nous sommes à Pondichéry (la durée prévue initialement), mais nous avons succombé au charme de ce petit coin de France pour rester un jour de plus. Pas tant pour visiter de nouvelles choses, car nous avions déjà fait le tour de la ville, mais plus pour un peu se reposer après être passé par Chennai et Mamallapuram. Le lendemain sera donc paisible, avec une petite séance photo sur la promenade (d’où cette photo qui suit).

Myself in Pondicherry

L’après-midi sera un peu spéciale. Nassrine (avec qui j’ai voyagé), a rencontré la veille des indiens parlant très bien anglais (et également français) qui lui ont proposé de faire un tour en moto l’après-midi pour aller voir les plages au sud de la ville, beaucoup plus belles que celle que nous avons pu voir au nord. Elle sera sur la moto, je serais sur le scooter, et direction la plage. A l’arrivée, le lieu est magnifique, et la plage est parfaite : baignade obligée !

Beach near Pondicherry

L’après-midi se termine, il est tant d’aller chercher nos bagages et de se diriger vers la gare routière pour attraper notre bus (sans réservation, car nous sommes un lundi férié donc toutes les familles ont prolongé leurs weekend…). Par chance, nous aurons des places dans un bus gouvernementale (les plus affreux), et nous voilà parti pour une nuit difficile direction Bangalore ! (j’ai du dormir 2 heures sur tout le trajet…)

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7 commentaires.

  1. Jinod
    19 nov 09 9:42

    Superbe yes photos Dami… Ton article m’a rappelé de Bon souvenir…

  2. [...] : alterner entre grosses villes (comme Chennai et Bangalore puis Hyderabad) et petites villes (Pondichéry, Mamallapuram et maintenant Hampi) était primordial pour pouvoir se reposer et découvrir deux [...]

  3. Rajesh
    15 mai 10 10:55

    cher ami
    Je suis d’origine pondichérienne et j’y ai vécu 25 ans.Ce n’est pas la même ville que nous connaissons ,quand j’étais petit.A partir de 1980 que cette belle ville est devenue pourrie.Dans les années 70 on a l’impression de vivre dans un paradis tropical.Les manguiers,les cocotiers,les bougainvillés etc foisonnent partout.Quels souvenirs inoubliables!Encore la mer était assez loin de la digue et on avait l’habitude de jouer dans la plage.Au nom de la décolonisation,ils ont détruit tout y compris l’hisotire.Maintenant il y a un réveil social et politique pour garder des traces du passé afin de promouvoir le tourisme.Je vous invite à faire un tour sur le site http://www.intach.com.Il y a des photos magnifiques.Ils font du bon travail.Merci d’avoir partagé vos souvenirs.

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