Catégorie : Réflexion

mail

L’Inde, avec son nombre d’habitants dépassant le milliard, n’est pas une destination prévue pour retrouver des français. Pourtant, lorsque j’ai reçu un e-mail du Student Exchange Representative (délégué des étudiants en échange si on traduit), j’ai fait mon curieux et regardé la liste des destinataires (oui le mail n’était pas en bcc:, peut être pour que l’on commence déjà à faire du copinage entre “étudiants en échange”…).

Voici le résultat des courses, digne d’un bon loto : 4 Bordeaux Ecole de Management, 4 ESCP-EAP, 3 Edhec (dont un pauvre malheureux qui ne recevra jamais son mail car son adresse se termine en “.co” au lieu de “.com” ^^), 4 EM Lyon, 4 ESSEC, 3 ESC Lille (hop me voilà), 4 Toulouse Business School, 3 Reims Management School, quelques belges, quelques américains, danois et italiens … pour un total de 55 étudiants.

Après un rapide calcul, on trouve donc 29 français sur 55 étudiants, soit plus de la moitié (et je suis sûr que j’en ai raté). Pour ceux qui avaient peur de se retrouver tout seul dans un pays étranger, ça doit les rassurer. Mais pour ceux qui avaient justement envie de partir à l’aventure, rencontrer de nouvelles personnes (même si la facilité c’est souvent de rester entre pairs), c’est l’aventure qui commence.

france

Voici plusieurs points que je me devrais de respecter pour éviter de ne rester qu’avec des français :

  • dès le début, garder ses distances. Pourquoi ne pas se faire passer pour un anglais ou américain, histoire de tout de suite montrer qu’on n’est pas là pour parler français et de ce qu’il se passe en France (si on parle d’HADOPI, de Rachida Dati, de Sarkozy en Inde c’est foutu).
  • commencer très vite à sympathiser avec ceux qui vous semblent le plus éloigné de vous culturellement.
  • lors des sorties week-end, ne pas partir qu’avec des français. Si vous êtes frileux, vous pouvez toujours vous faire accompagner d’un français, mais préférez la mixité. Je ne dis pas qu’il ne faut pas se faire un week-end entre français de temps en temps, mais il ne faut pas prendre l’habitude de ne partir qu’avec eux.

Après, il y aurai sûrement plein de conseils à donner, mais je pense que les grandes lignes sont établies. Si je pars en Inde, ce n’est pas pour croiser des français. Sinon je serais resté à Paris ou Lille.

PS : allez comme j’aime la France, je vais quand même forwardé le mail à la personne dont l’adresse se termine en “.co”, mais attention ça s’arrête là ! ^

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Je ne sais pas si vous connaissez TED (Technology, Entertainment, Design), un événement sur invitation où se retrouvent les plus grands penseurs du monde pour présenter leurs idées. Comme cet événement est bien sûr filmé, vous pouvez retrouver toutes les vidéos sur le site TED.

Si je vous parle de ce site aujourd’hui, c’est qu’hier je suis tombé sur une présentation de Nandan Nilekani, CEO d’Infosys, une des plus grandes sociétés indiennes de conseil en IT. En plus d’être CEO de sa société, Nandan Nilekani a également écrit un livre Imagining India: The Idea of a Renewed Nation, dans lequel il pose quelques questions fondamentales sur le développement de l’Inde.

Comment l’Inde, qui a vécu tant de troubles durant les dernières décennies, a réussi à tirer avantage de sa démographie ? Comment la démocratie et l’éduction sont mis en valeur dans ce pays ? Et surtout, comment l’Inde va-t-elle protéger l’environnement pour les nouvelles générations en dépit d’une croissance forte depuis quelques années ?

Nandan Nilekani est donc quelqu’un qui réfléchit sur l’Inde, et qui est un “grand pédagogue” selon Thomas Friedman.

Dans cette présentation de TED, il parle d’idées (ideas) qui vont déterminer si oui ou non l’Inde continuera dans sa croissance folle.

Parmi ces idées, il y a quatres branches :

  • les idées qui ont déjà été adoptées
  • les idées en cours d’adoption
  • les idées en conflit
  • les idées qu’il faut anticiper. Ce point est très important pour éviter de refaire les mêmes erreurs que les pays développés.

Je ne vous en dit pas plus, mais cette vidéo est très claire et didactique, et elle a le mérite de me confronter avec l’anglais à la sauce indienne (même si on comprend très bien Nandan Nilekani dans la vidéo).