La semaine dernière, nous avons fait une sortie organisée par l’école quelque peu… originale. En Inde, la spiritualité est présente un peu partout, alors quand on vient ici, les temples sont des lieux incontournables. A Calcutta, il n’y en a pas forcément beaucoup, mais certains sont pas mal du tout, et puis vous allez voir qu’il y a des “règles” à respecter en entrant dans un temple, alors c’était bien d’être accompagné pour la première fois (ma première fois).
Départ en bus à partir du campus à 13h le dimanche, nous arrivons au premier temple 1h30-2h plus tard. Nous voilà au temple de Dakshineshwar, un des plus grands temples de Calcutta. Ce temple est dédié à Kâlî, déesse du Temps, de la Mort et de la Délivrance. Il a été construit en 1847 par Rani Rasmoni. Ce lieu est également très connu des indiens hindouistes car Sri Ramakrishna, une personnalité spirituelle, y a vécu. D’ailleurs, sa chambre est désormais un musée.

Autour du temple, des singes vivent paisiblement, et un ghât donne accès à l’Hoogly, une des branches du Gange.

Avant d’entrer dans le temple, voici quelques “prérequis” afin de respecter les lieux (et les divinités) :
- laisser ses chaussures à l’entrée, et entrer pied nu dans le temple. Pour certains ça peut paraître sale (à cause des flaques d’eau croupie dans la cour du temple), mais je pense que c’est tout à fait normal, et plutôt agréable de retrouver la sensation de marcher pied nu.
- porter des vêtements couvrants : bien sûr, ce conseil est surtout pour les filles qui doivent mettre des manches et pas de jupe, mais à mon avis elles l’ont déjà compris en se promenant dans la rue
- respecter les lieux en gardant le silence et éviter de s’agiter : assez logique, mais bon quand on arrive en groupe dans un lieu comme cela, on a vite fait de déraper.
- pas de photos à l’intérieur du temple –> tristesse, mais on fait avec hein, et voici une photo de l’intérieur du temple trouvée sur Internet :

En pénétrant dans l’enceinte du temple, j’ai été assez étonné par la superficie du temple : une grande cour avec de nombreux petits temples qui s’organisent autour du plus gros temple dédié à Kâlî. On fait la queue pour admirer les idoles. Je suis passé dans un petit temple un peu isolé, et j’ai eu le droit à la Tika, une trace rouge sur le front qui peut symboliser plusieurs choses comme l’appartenance à un groupe religieux ou le statut marital. Dans mon cas, c’était surtout un signe de bénédiction et d’après ce que j’ai entendu, ce trait rouge permet de réveiller les énergies présentes dans notre corps et de les retenir. Avec cela, un petit bracelet qui ne me quitte plus. Certains m’ont dit qu’il fallait payer pour cela, mais je pense qu’on m’aurait demandé bien clairement de déposer quelque chose dans l’urne juste après, ce qui n’a pas été le cas.
A la fin de cette découverte un peu rapide, beaucoup d’entre nous sont “perdus“, et heureusement que nous avions des indiens avec nous pour nous expliquer ce qu’il faut faire (et ne pas faire). A retenir pour les prochains temples que je vais visiter la semaine prochaine.
Après cela, nous sommes allés à Belur Math et avons visité le temple de Ramakrishna. Les photos n’étaient pas autorisées non plus …

Ce temple, inauguré en 1938, ressemble à la fois à un temple, à une mosquée et à une église. Le mélange de styles architecturaux est assez étonnant et reflète la volonté de parvenir à une “Hoogly”, en unifiant toutes les religions (voir Ramakrishna pour en savoir plus).
Après ces deux visites, me voilà prêt à découvrir tous les autres temples que l’Inde abrite !